Crémone en applique

Souvent assimilé à l’espagnolette, la crémone en applique a longtemps servi à fermer deux ouvrants de fenêtre au moyen d’une tige métallique divisée en deux parties, les tringles, que l’on manœuvre avec la poignée centrale. La rotation de la poignée (appelée aussi bouton) agit sur des cames cachées dans un bloc, pour faire glisser les tringles dans des coulisseaux et des chapiteaux. Le tout situé sur un des ouvrants. Seules deux gâches fixées en partie supérieure et inférieur du cadre dormant reçoivent les extrémités des tringles de forme ronde, méplate ou demi circulaire.

Ce système n’étant pas accessible de l’extérieur, le verrouillage est assuré de l’intérieur.

Cette invention d’origine transalpine fut sans doute motivée par le problème de fermeture et d’accessibilité des grandes fenêtres de châteaux. Depuis plus de deux siècles, des modifications et améliorations ont été apportées au système pour le banaliser et l’adapter à la fois aux fenêtres et aux portes de tout logement. Les cambrioleurs émules d’Arsène Lupin ont hélas également progressé dans l’art du forçage de serrure ainsi des améliorations ont été apportées dans l’ingénierie des crémones.

Outre la crémone en applique toujours présente dans les bâtiments anciens, il existe désormais la crémone encastrée invisible avec ou sans serrure, appliquée aux fenêtres et également aux portes d’entrées.

Le Centre National de Prévention et de Protection (CNPP) a décrété un Label de protection nommé A2P pour une porte vitrée et A2BP1, A2BP2, A2BP3 pour les autres portes. C’est un classement établi selon le temps qu’un cambrioleur (de laboratoire) met pour forcer l’ensemble bloc-porte. Des étoiles sont attribuées selon leur niveau de résistance à l’effraction.

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